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3 - Le JT nous informe-t-il ? ARGENTINE/PAYS-BAS : une comparaison édifiante

  • nicolasspengler
  • 9 janv.
  • 12 min de lecture

Où l’on met en pratique la méthode d’analyse avec la comparaison de reportages sur deux actualités similaires ; où l’on s’interroge concrètement sur l’articulation entre l’« audio » et le « visuel » ; où l’on montre comment l’angle journalistique choisi détermine, voire contraint, la forme et le sens du traitement de l’information.

A quelques jours d’intervalle (lundi 20 novembre 2023 et jeudi 23), l’actualité offre à la rédaction de France 2 l’occasion d’évoquer deux actualités similaires, les victoires électorales d’un candidat d’extrême droite (Javier Milei en Argentine et Gert Wilders aux Pays-Bas). Elle nous permet ainsi une comparaison qui portera sur le traitement journalistique de ces deux évènements importants et inédits : les reportages (images, témoignages et commentaires) nous donnent-ils à comprendre les enjeux politiques de ces élections ? Produisent-ils une information cohérente et suffisamment complète sur des situations nationales dont les téléspectateurs français ne sont pas nécessairement familiers ?


Les lancements par Anne Sophie Lapix se font quasiment dans les mêmes termes que ceux utilisés dans le sommaire au début du journal :

-        « Le fait du jour, c’est l’élection en Argentine du candidat anti-système ultralibéral, au look de rocker Javier Milei (…) Admirateur de Trump, il a promis la fin de la décadence, il entend couper les aides sociales, privatiser tout ce qui peut l’être (avec le mot « climatosceptique » en incrustation en bas de l’image) ».

-        « le candidat d’extrême droite remporte les élections aux Pays-Bas ; Geert Wilders est anti-islam, climatosceptique et veut quitter l’Europe mais il n’est pas assuré de gouverner, faute d’alliés ».

On peut remarquer d’emblée que le climatoscepticisme, pourtant évoqué ou incrusté à l’image, et dans le sommaire et au début de chaque sujet, ne sera pas repris dans les reportages, sans doute parce qu’il appartient implicitement au même « panier idéologique » de cette mouvance extrême-droitière.


France 2 ne fait pas le déplacement

Dans les deux cas, les images ne sont pas de France 2 : seul le montage et le commentaire sont « maison » (ainsi que l’interview d’un expert français à propos de l’Argentine). La rédaction de France 2 n’a très probablement pas dépêché sur place des équipes pour enquêter et mettre en perspective ces deux élections prévues de longue date, d’autant que les victoires de Javier Milei et Gert Wilders se dessinaient depuis quelques semaines déjà. J’en suis réduit à formuler cette hypothèse parce que j’ai posé la question par mail à deux reprises aux quatre personnes responsables de la rédaction en chef de ces journaux et n’ai pas eu de réponse.


C’est une question majeure : cela n’a rien à voir d’utiliser des images d’agences et des témoignages recueillis par d’autres (éventuellement des télévisions étrangères) et de construire un reportage après un authentique travail journalistique, qui suppose une préparation préalable, une connaissance de la situation politique, une analyse fondée sur la rencontre d’acteurs des enjeux partisans locaux, de témoins, éventuellement de spécialistes attestés. Les reportages que nous allons évoquer maintenant ne répondent pas à ces critères, contrairement à d’autres que nous aurons l’occasion d’analyser[i].

De fait, dans ces deux sujets, il ne sera quasiment pas question d’une quelconque mise en perspective politique, intérieure ou internationale, mais l’enjeu, simplifié à l’extrême, est essentiellement axé sur la personnalité des deux candidats, à la manière de champions d’une discipline sportive individuelle. Ils n’ont pas d’équipiers, et pas vraiment d’adversaires.


Des reportages axés sur la personnalité

La personnalisation des sujets va jusqu’à déterminer la forme même des reportages ; Javier Milei est présenté comme un fou furieux : le rythme du montage sera particulièrement trépidant ; Geert Wilders est présumé en phase de « dédiabolisation » : les images seront conformes à celle qu’il veut donner de lui-même, modéré, souriant, voire flegmatique. 

Les deux reportages qui leur sont consacrés ont pourtant un format similaire : un peu plus d’une trentaine de plans pour 1minute 52 secondes dans le premier cas et 2 minutes 16 secondes dans le deuxième, ce qui n’est pas un nombre très élevé, mais ils ne sont pas du tout de même nature et ça change tout.

Dans le cas de Javier Milei, les images sont très différentes les unes des autres, que ce soit par leurs contenus (lieux, actions, groupes d’individus) ou les effets visuels : le style des plans varie beaucoup, certains sont très brefs, d’autres en mouvement (panoramiques ultra rapides, changements brutaux de focale), et montrent un personnage au comportement extravagant : il brandit une tronçonneuse, détruit à l’aide d’une batte une maquette de la banque centrale sur un plateau télévisé ; cette image est particulièrement forte parce qu’il a les yeux bandés et ne rate pourtant pas sa cible, ce qui produit un effet, grotesque et terrifiant, de détermination aveugle sans faille, d’autant que les deux animateurs dans le studio alimentent par leur hilarité la stupéfaction.

En comparaison, le reportage sur Geert Wilders est rassurant : les plans sont très semblables les uns aux autres tout comme les décors représentés, ils montrent un homme plutôt statique, avec seulement des changements d’axes ou de valeur, alors que les situations, calmes, sont peu nombreuses. Le rythme n’est pas frénétique et l’attention n’est pas sollicitée par de nouvelles informations déroutantes qui nécessitent, de la part du téléspectateur, une réadaptation permanente du regard et de l’ouïe comme l’y oblige le reportage sur Javier Milei.

Dans les deux cas par contre, il s’agit d’hommes seuls, qui n’auraient pas de collaborateurs, pas d’entourage. À peine évoque-t-on le Parti de la Liberté du Néerlandais mais dans une périphrase destinée à éviter une répétition. Quant à l’Argentin, il apparaît au bras d’une femme et c’est ailleurs que l’on a trouvé l’information qu’il s’agit de sa sœur, très impliquée dans son ascension politique, mais qui, là, se contente d’un rôle de figurante.

La personnalisation est une habitude réductrice des médias, et une solution de facilité aussi, qui permet des interprétations psychologiques grossières ou d’une vaine subtilité, aux dépens d’une analyse évidemment plus complexe, et pourtant cruciale, des enjeux politiques et sociaux.


Des prises de parole tous azimuts ou, à l’inverse, un thème unique

Les interventions de Javier Milei sont toutes excessives, par leur mise en scène, sa gestuelle et son expression outrancière, à commencer par son slogan de campagne (« vive la liberté, bordel »), son hymne qu’il hurle (« je suis le roi, je vous détruirai » - « à l’intention de la classe politique traditionnelle » précise le commentaire), ou la présentation de son programme de diminution de la sphère d’action de l’ l’État : il arrache négligemment des post-it d’un tableau en énumérant les ministères qu’il va carrément supprimer (du travail, des affaires sociales, de l’éducation, renommé par lui « de l’endoctrinement »).

A l’inverse donc, les interventions de Geert Wilders sont « modérées », et s’il met en avant « la préférence nationale », évidemment, ainsi qu’ une très vague promesse économique (« plus d’argent dans vos portefeuilles plutôt que de gaspiller des millions ») qui n’engage à rien, le reportage ne s’attarde pas sur une phrase d’apparence consensuelle et rassurante qui, si l’on y réfléchit bien, ne l’est pas tant que ça :  « si je deviens premier ministre, je le serai pour tous les néerlandais quelles que soient leur identité, leur sexe ou leur religion ». A quoi donc renvoie cette segmentation de la population selon ces trois critères très hétérogènes, sinon à une discrimination toujours possible, voire légitime, dont il est nécessaire de préciser, apparemment, qu’elle sera écartée ? Pour l’instant ? Si tel n’était pas le cas, le début de la phrase, très banale dans ces circonstances, (« si je deviens premier ministre, je le serai pour tous les néerlandais ») aurait suffi.


Des micros-trottoirs insignifiants

Comme toujours, ces bouts de phrase à la volée de « vraies gens », ceux que l’on ne voit habituellement pas à la télévision, censés illustrer « le bon sens populaire », ont une fonction de validation d’un discours politique et médiatique déjà constitué ailleurs et par d’autres. Ces deux reportages n’échappent pas à cette forme d’instrumentalisation à la fois fallacieuse et perverse d’une parole anonyme interchangeable, puisque n’importe qui fait l’affaire pour dire à peu près n’importe quoi, très souvent des généralités creuses.

Concernant Xavier Milei, la parole est donnée à un jeune partisan du candidat : « c’est parfait, il dit ce que l’on a besoin d’entendre, c’est un homme honnête qui met le travail et l’effort au-dessus de tout ». Cette phrase est intéressante, du fait même de sa vacuité, parce qu’elle exprime la simple satisfaction que procure un discours électoral clos sur lui-même, qui ne recherche même pas l’adhésion à un quelconque projet.  On a là la formulation chimiquement pure des effets de la démagogie politicienne qui dépolitise sciemment la parole politique. Mais le reportage se contente de relayer cette parole sans recul critique aucun.

De même dans le cas de Geert Wilders, le thème de la préférence nationale (les immigrés versus « nous ») est illustré par deux témoignages de femmes : « ils profitent de nous, nous les gens qui travaillons depuis 60 ans » ; « ils occupent les logements à notre place ». Ces deux constats étonnants, voire absurdes (qui travaille 60 ans ? des néerlandais seraient-ils à la rue à cause des immigrés ?) sont présentés comme des idées banales, qui relèvent du sens commun, et il ne viendrait à l’esprit de  personne de les contredire ; le reportage peut enchainer avec un  troisième témoignage, un homme cette fois-ci : « jusque-là les dirigeants qui étaient au pouvoir n’avaient aucune solution, alors donnons-lui une chance » ; formulation confuse elle aussi, vaguement prospective, dénuée de tout contenu politique. D’autres personnes auraient pu dire autre chose, voire le contraire avec aussi peu de pertinence…


Des commentaires journalistiques très différents

La fonction du commentaire dans un reportage est subtile et complexe puisqu’il s’agit de faire le lien entre les images et les témoignages afin de les mettre en perspective et de produire le sens global de l’information. Il n’a aucun intérêt s’il se contente de décrire ce que l’on voit ou entend ; il est perturbant au contraire s’il est en décalage manifeste. Quand le journaliste est sur le terrain l’auteur ou le commanditaire des images, quand il a sollicité tel témoignage plutôt que tel autre, on comprend qu’il puisse construire son reportage en cohérence avec ce qu’il a compris de la situation et veut en restituer. Pour les sujets que nous évoquons, ce n’est pas le cas et la qualité de l’information s’en ressent.

Il est significatif, et cela participe de la personnalisation extrême, que les deux sujets évoquent avec une évidente gourmandise les « cheveux en bataille » de l’un et, pour l’autre, la « chevelure et (les) idées (qui) ressemblent à celles de Trump ». Coiffure et programme électoral, voilà une nouvelle matière pour les sciences politiques.

Cependant, il y a une vraie différence dans le traitement de ces deux reportages. Autant le premier part dans tous les sens, et produit de la confusion ; autant le deuxième, concentré sur la seule thématique de la préférence nationale, expose mieux les enjeux politiques.

Le sujet sur Javier Milei épouse les traits de sa personnalité tel que lui-même se donne à voir : exubérance, vulgarité, brutalité et radicalité tant dans le comportement que dans les mesures politiques qu’il préconise. Tout, les images, ses propos, ainsi que le commentaire, génèrent sur le spectateur cet effet de sidération qui est précisément celui que le candidat a lui-même semblé produire dans sa campagne, et avec succès. Il y a une avalanche d’informations sur sa personnalité et son programme, dans un désordre apparent. Le téléspectateur est mis, en quelque sorte, dans la même situation que l’électeur argentin : il ne comprend pas ce qui se passe parce que l’accumulation ne fonctionne pas comme une argumentation, encore moins comme une analyse. Et quand, au retour sur le plateau, Anne-Sophie Lapix se demande « pourquoi l’Argentine a-t-elle élu cet ovni politique ? », on a envie de lui demander en retour : « pourquoi le reportage n’a-t-il pas pris ses distances avec cet artefact médiatique et politique plutôt que de l’alimenter ?[ii] ».

À l’inverse, l’angle du sujet sur Geert Wilders est certes thématiquement plus réducteur (exit le climatoscepticisme, le rapport à l’Europe)  mais expose, par contre, sa « feuille de route clairement d’extrême droite » ; le rappel de ses anciennes positions radicales (« racaille marocaine » « montage vidéo associant islam et terrorisme » « concours de caricatures de Mahomet »), met en évidence une atténuation de son discours : « pour l’emporter cette fois-ci, le populiste avait mis en sourdine ses diatribes anti-islam ».  Il relève que cette (relative) modération est à mettre sur le compte de « ses adversaires (qui) ont tous proposé un tour de vis migratoire qui a décomplexé certains électeurs ». L’articulation est distinctement établie entre la reprise de ses positions par les autres formations politiques qui lui ont, de ce fait, donné raison, et sa victoire : il avait déjà gagné la bataille des idées sur cette question déterminante, au cœur de son programme[iii].


Quelle mise en perspective ?

Suite à la question qu’elle a posée sur « l’ovni politique », Anne-Sophie Lapix, propose une première explication : « parce que le pays traverse une crise économique dramatique (inflation 143% et le taux de pauvreté 50%). Le reportage qui suit ne valide pourtant pas du tout cette hypothèse : si les images, sans grande valeur informative, donnent une impression plutôt misérable de la vie en Argentine, le commentaire et les témoignages orientent dans deux autres directions très différentes : l’intervention de l’Etat qui pèse (mais on ne sait pas trop comment) et la corruption. Cet argumentaire est repris par un chercheur en sciences politiques spécialiste de l’Argentine, David Copello, dont on ne saurait dire s’il confirme l’angle du sujet ou l’a inspiré : « il y a des gens qui vivent dans une petite entreprise au jour le jour et pour lesquels l’Etat impose des contrôles et l’État a des privilèges que eux n’ont pas ; ils voient la classe politique en général comme corrompue et comme un obstacle à la vie économique ». La formulation est étrange, bancale, puisqu’elle superpose l’État et la classe politique, mélangeant les privilèges de l’un (on voit mal en quoi consistent les privilèges de l’État en tant que tel) et la corruption de l’autre, ce qui est peu rigoureux, surtout de la part d’un universitaire[iv].

Les opposants à Milei n’ont à aucun moment la parole et pas la moindre réserve n’est exprimée sur l’orientation radicale que le nouvel élu pense donner à la vie politique, économique, et sociale argentine.  Par ailleurs, ce deuxième reportage censé répondre à l’interrogation initiale « Pourquoi l’Argentine a-t-elle élu cet ovni politique ? » laisse de côté beaucoup de questions, en particulier, celle-ci, très complexe, certes : pourquoi les pauvres, très nombreux donc, votent pour un candidat qui va supprimer les aides sociales dont ils sont en priorité bénéficiaires ? Un candidat qui n’est pas seulement le fou furieux que l’on nous a donné à voir mais un idéologue structuré, avec un agenda politique et social précis et annoncé.

Concernant la victoire de Geert Wilders aux Pays Bas, la mise en perspective se veut pédagogique, à l’échelle de l’Europe : l’iconographie est constituée essentiellement d’une carte de l’Europe dans les tons bleus, allant du clair au foncé, où se distinguent les pays dirigés par l’extrême droite seule ou dans le cadre d’une coalition avec un commentaire qui colle de près à cette image. S’ajoute une première incrustation, en petit écran, de Viktor Orban, s’adressant sans doute aux parlementaires européens : « la Hongrie défendra ses frontières, stoppera l’immigration illégale et défendra ses droits et si nécessaire contre vous également ». Cette phrase est censée illustrer ce que le commentaire appelle l’expression « sans retenue » des idées d’extrême droite par les partis qui exercent le pouvoir ; il n’est pas certain, en l’occurrence, que l’exemple soit pertinent : en effet la défense des frontières et des droits d’un pays fait partie de ses prérogatives légitimes. La phrase est lourde de sous-entendus mais il aurait été judicieux de prendre le temps de trouver des propos plus explicites, dont Viktor Orban n’est pourtant pas avare.

Une autre incrustation met en scène un politologue, Gilles Ivaldi : « ces partis travaillent leur image, on voit bien avec Marine le Pen en France, la fameuse dédiabolisation et par ailleurs leurs idées infusent les droites classiques et infusent la société ». Cette analyse concise a le double mérite d’énoncer une dynamique politique et de l’inscrire dans une perspective européenne. Comme quoi la pertinence d’un propos n’est pas incompatible avec sa brièveté.  


Journalisme ou suivisme ?

Le parti pris des sujets sur Geert Wilders est moins spectaculaire et plus didactique que celui adopté par ceux sur Javier Milei, avec des images qui accompagnent le propos plutôt qu’elles ne le perturbent avec un contenu informatif déroutant. On constate à travers ces deux exemples, presque caricaturaux dans leur différence, la difficulté réelle de combiner la complexité d’un discours et la richesse signifiante des images[v].

Néanmoins le ton général du traitement journalistique diffère parce que les personnalités de Javier Milei et de Geert Wilders sont elles-mêmes présentées comme différentes : l’exubérance de Javier Milei renvoie à sa volonté revendiquée de rupture (« la liberté bordel »), à son statut d’outsider dans le paysage politique argentin alors que Geert Wilder, connu depuis des années, y compris par ses excès, est en recherche de respectabilité. 

Du coup, le traitement journalistique, dans ces deux cas, relaie la communication politique des candidats, colle quasiment à leur propagande, laquelle est une stratégie de diffusion d’images et d’opinions partisanes ; il s’en fait, en quelque sorte, l’écho médiatique, sans réel recul critique. Est-ce que la fonction du journalisme n’est pas justement de se mettre à distance pour mieux analyser et donner à comprendre ? N’est-ce pas cela que l’on attend de l’information sur le service public de télévision ?

 

 


[i] Voir l’excellent exemple de Marc de Chalvron en Cisjordanie, dans le prochain article de la série. Nous reviendrons souvent sur cette question cruciale, et particulièrement dans la synthèse finale que sera la conclusion.

[ii] C’est un détail, mais il est significatif d’une personnalité singulière dans son rapport à l’identité : Javier Milei voue un culte à ses quatre chiens qui sont des clones !

[iii] Cas Mudde, un politologue néerlandais, remarque que la cheffe de file de la droite classique qui portait également un discours très anti-immigrés était moins légitime que Geert Wilders du fait, évidemment, de ses origines turques : https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/12/15/en-france-aux-pays-bas-comme-ailleurs-en-europe-le-centre-droit-adopte-les-themes-de-l-extreme-droite_6205938_3232.ht

[iv] J’aurais l’occasion de revenir dans la conclusion de cette série sur la médiocrité fréquente des témoignages des personnes interrogées, que ce soient des anonymes ou des experts. C’est une question troublante : en l’occurrence, pourquoi donc retenir d’une interview, qui ne s’est pas faite « dans le feu de l’action », une phrase qui ne tient pas debout alors que l’on est en droit d’attendre un peu plus de subtilité de la part d’un universitaire ?

[v] Nous reviendrons souvent, de manière presque obsessionnelle, sur cette question parce que l’exercice de l’information à la télévision est d’autant plus exigeant qu’il doit être accessible pour le plus grand nombre de téléspectateurs. L’analyse critique, qui n’est pas le dénigrement, doit tenir compte de ces contraintes dont le public est maintenu dans l’ignorance.

 

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Qui suis-je ?

Après des études de philosophie et une quinzaine d’années parisiennes à travailler comme scénariste à la télévision et au cinéma, je me suis installé en banlieue où j’ai entrepris de faire des films de fiction avec des jeunes de quartiers populaires.

 

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